{ novembre 22nd, 2010 }

Conte avec trois fois rien

Le conte peut être à l’origine d’une série d’ateliers thématiques ou d’un atelier long, d’une journée par exemple.

Le conte est une structure simple : il s’agira tout d’abord de faire émerger les constantes ou « invariants » du conte traditionnel. On se reportera à Propp ou à d’autres auteurs pour en définir les grandes lignes, ou plus simplement on en rappellera les codes au cours d’une discussion en groupe, en réponse à la question : Que trouve-t-on généralement dans un conte ?

L’animateur pourra organiser les informations sur un tableau en catégories (personnages, structure…) au fur et à mesure des échanges. Il est préférable de s’en tenir aux formes les plus connues des participants, et de réserver l’exploration des contes internationaux ou contemporains à un autre atelier.

Voir Morphologie du conte, Vladimir Propp, Ed. Seuil (coll. Points)

Mélanges

Faire naitre le conte d’un bric-à-brac que l’on peut scénariser en le présentant sous la forme d’une boîte, d’une enveloppe, d’un petit sac. Le plaisir de la trouvaille s’accompagne de la facilité/complexité d’assembler des éléments très disparates.

Exemple : Prendre une case de roman photo, un morceau du Monde, une carte postale surannée ou franchement kitsch, un article du guide du routard… et les « bases » du conte selon une source reconnue (Propp…), une recette personnelle de l’animateur/trice ou les éléments définis au cours d’une discussion avec le groupe.

Ecrire un conte bref, en utilisant autant que possible ces divers matériaux, et sur la base de cette  structure de conte.

Proposition de structure en quatre moments narratifs :

1) Une situation positive/ négative qui est bouleversée/ aggravée par un événement négatif.

2) Eloignement dans un lieu hostile : abandon, départ, quête…

3) Epreuve positive : intervention miraculeuse d’une personne, d’un objet ou phénomène magique.

4) Reconnaissance, aboutissement de la quête, libération, élévation.

Cocktail pour les durs à cuire :

Pour ceux qui apprécient la difficulté, un cocktail :

un narrateur obsessionnel (affligé d’une idée fixe envahissante)

un morceau d’un texte de grand auteur (de préférence dépourvu de toute ressource narrative, pas le moindre début d’histoire en apparence)

un lexique inattendu

Exemple : un extrait de Proust (le fameux « Longtemps je me suis couché de bonne heure… ») + lexique du sport ou du management + un narrateur précis, précis, vraiment précis.

Les internautes ayant essayé ce cocktail encore inédit peuvent envoyer le résultat à l’adresse suivante : laffabuloir@yahoo.fr

A titre d’illustration, à lire un conte réalisé avec : une narratrice féministe, un morceau de Perec, des emprunts à divers lexiques (en sociologie, management, etc.) …et quelques souvenirs de mon passé de bibliothécaire en section jeunesse. A ces contraintes s’est ajoutée celle de la métalepse narrative, définie dans ce cas comme la transgression des limites conventionnelles du récit, notamment par l’intrusion du narrateur dans l’histoire.

Microsoft Word – Le Prince fatigué

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